Dans l’article précédent, je présentais dans les grandes lignes la structure de mon TKL, le Berserker.

J’ai ensuite lancé le prototypage. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles dès le premier jet et éviter d’invalider par erreur un design à cause d’un manque de précision, j’ai utilisé une CNC pour graver le prototype.

La marge d’erreur d’une CNC est de 0.05 mm, ce qui permet (moyennant un coût assez élevé) de tester la structure imaginé en 3D.

Une fois la structure assemblée, nous avons ceci :

Faites abstraction du dongle USB, la structure est prévue pour accueillir deux batteries de 4400mAh (soit 8800 mAh) mais je ne dispose pas encore du savoir-faire nécessaire pour faire un clavier wireless, notamment sur la partie développement firmware et software.

La molette est fabriquée en aluminium. Elle bénéficie d’une anodisation de la surface et d’une lubrification pour un roulement plus silencieux. Elle est prévue pour être actionnée par votre annulaire, vous permettant de rapidement ajuster le son en un minimum de mouvement.

Comme vous le voyez, la fraiseuse a laissé des traces d’usinage. On va alors faire un traitement de surface du clavier.

Notamment ponçage, polissage…

Mais aussi un revêtement.

La surface présente encore des imperfections, mais c’est plus que suffisant pour jauger la qualité finale du clavier.

Il faut noter que la version produite sera supérieure au prototype en tout point. Contrairement à un prototype fait à la main et présentant de nombreuses imperfections, le moulage donne en une seule opération une structure prête à être assemblée.

En ce qui concerne le circuit imprimé, le prototype a aussi été soudé à la main. La fiabilité et la qualité est bien moindre que lors d’une production en série. Mais elle permet de vérifier que l’électronique fonctionne.

Comme prévu initialement, un bouton bootloader est présent sous la barre espace.

Sur le prototype, vous voyez un “NC” et un “GND”, sur la version en production, ce sera remplacé par un “Firmware” et “Bootloader”, beaucoup plus explicite.

Vous basculez le bouton sur “Bootloader”, vous débranchez et rebranchez le clavier, il démarrera en bootloader, vous permettant d’installer un firmware. Ainsi, même si vous ratez une installation, votre clavier ne finira pas bloqué, vous pourrez réessayer autant de fois que nécessaire.

Ensuite, vous rebasculez sur “Firmware” et en redémarrant le clavier, il exécutera le firmware.

Couplé au portage de QMK, c’est une manière pour moi de rendre future proof le clavier.

Une fois assemblé, nous obtenons le premier clavier TKL, le Berserker #0001. C’est donc un clavier gasket mount, la plaque accueillant les switches est totalement isolée du reste de la structure par des joints en silicone. Vous devez voir ces joints en silicone comme des suspensions qui permettent d’amortir la frappe. D’ailleurs, le phénomène suivant est normal, la plaque peut s’enfoncer de presque 2 mm justement parce qu’il est monté sur des joints. C’est d’ailleurs la raison même pour laquelle on arrive à obtenir un confort de frappe fortement amélioré et une acoustique plaisante à l’oreille.

En guise de conclusion, je pense que cette vidéo de 7 secondes comparant le Ironclad V2 avec les switches Red Blood au Berserker V1 sera plus parlante : https://www.youtube.com/shorts/pTv2vQxuYEw

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