La première fois que j’ai parlé de précommandes, c’était en Novembre 2019. En Août 2020, les précommandes n’ont toujours pas commencés. Cependant le temps supplémentaire a été mis à profit pour faire des améliorations supplémentaires qui devraient normalement pousser le Bane hors d’atteinte de la concurrence.

Voici la liste non-exhaustive des améliorations :

Nouveaux stabilisateurs eQx :

Le Bane est équipé de stabilisateurs faits maison, les eQx. Si l’apparence de la partie externe visible des eQx ressemble à celui d’un stabilisateur Cherry, la structure interne est totalement différente.

En fait, c’est un stabilisateur inventé par notre ingénieur, Kévin. Contrairement aux stabilisateurs Cherry, le plongeur des eQx ne tapent pas le circuit imprimé du clavier. Ce qui permet de réduire la quantité des vibrations transmises par les grandes touches à la structure interne du clavier.

Stabilisateur eQx
Stabilisateur Cherry

Utilisation d’une mousse isolante :

C’est en étudiant et en ré-étudiant le process de fabrication du clavier qu’on s’est rendu compte qu’il était possible pour nous de rajouter une couche de mousse isolante entre la plaque métallique et le circuit imprimé.

L’utilisation de cette mousse permet d’éviter une bonne partie des échos. En l’occurrence, le clavier ne sonne pas creux. Si pour les passionnés cette modification était déjà connue, pour une production industrielle cette modification est normalement impossible à faire dans la mesure où le passage dans la machine de soudure à vague ferait fondre la mousse.

Utilisation d’un nouveau micro contrôleur, d’un nouveau firmware et d’un nouveau software :

Sur la première version du clavier, le prototype, l’intégralité de l’éclairage était contrôlé par un micro-contrôleur unique. Cependant on s’est rendu compte que malgré la présence de LED RGB capable de supporter 16,80 millions de couleurs, le micro-contrôleur lui, était tout juste capable de proposer 7 couleurs. Ouais, pour un bridage, c’est sacrément brider les capacités du design et des composants…

On a donc décidé de retaper l’électronique de zéro. Le nouveau système utilise un micro-contrôleur principal pour la matrice des touches et un micro-contrôleur secondaire pour gérer l’éclairage de la tranche du clavier.

De même un logiciel fait sur mesure permet de contrôler l’éclairage. Un nouveau logiciel bien plus intuitif d’ailleurs.

Compatibilité avec les switches 3 et 5 pins :

En regardant attentivement la position du socket Kaihl (le socket qui permet au clavier le hotswap des switches ) nous nous sommes rendu compte qu’il suffisait de faire deux trous supplémentaires pour obtenir une compatibilité avec les switches 5 pins. Au final, le clavier est donc compatible avec pratiquement tous les switches format Cherry du marché.

PCB mis à jour

Nouveau process pour l’anodisation de la plaque frontale :

L’ancien process d’anodisation n’était pas satisfaisant. Notre designer, Mr Liu n’était pas content du rendu. Il trouvait le rendu “cheap”, digne d’un produit bas de gamme. Il a donc discuté avec l’entreprise sous-traitant l’anodisation.

En jouant sur la concentration d’acide, le voltage, la durée et le colorant utilisé, on a une surface ayant un visuel très différent. La nouvelle surface est plus douce, un teint plus mat et un noir plus profond.

Je ne peux bien entendu pas vous révéler les paramètres d’anodisation exactes. Je suis transparent mais pas au point de dévoiler des secrets industriels. 😉

Promis, je poste une photo de meilleure qualité plus tard… Mais la différence est évidente!

Amélioration du moule :

Toujours ce Mr Liu, il a profité du temps supplémentaire pour améliorer la précision du moule et enlever les piliers inutiles. Ce qui permet notamment d’améliorer les finitions.

Vous voyez ces piliers? Ils servent à rien.

Amélioration de la plaque en aluminium :

C’est encore une fois le travail de Mr Liu, il a fait toutes les mesures à la main pour s’assurer que la nouvelle plaque réduirait la fuite de lumière à ce niveau à (presque?) néant.

Vous voyez la fuite de lumière? Yapu.

Vérifier la qualité des touches en PBT :

Comme vous le savez, je vante beaucoup la qualité des touches en PBT.

“Nia nia nia, pas de traces de doigts, nia nia nia, impossible à effacer, nia nia nia bonne qualité, nia nia nia chimiquement inerte… “

L’utilisation du clavier en condition réelle sur une période prolongée a permit de vérifier que mes déclarations ne se basaient pas sur du bullshit marketing prononcé par le commercial de la boîte qui fabrique les touches.

Et après 6 mois d’utilisation intensive, je vous le confirme : les touches équipant le CSB01 sont d’une qualité remarquable. En 6 mois et 0 nettoyage, les touches sont comme neuves. J’aimerais honnêtement les tester sur une période encore plus prolongée mais j’ai bien peur que beaucoup d’entre vous ne supportent pas l’attente.

Si vous me dîtes que vous ne voyez pas la différence…

Trouver des o-rings :

Je voulais proposer des joints toriques avec le clavier, cependant je voulais laisser le choix aux clients. J’ai donc cherché chez différents fournisseurs. Mon choix s’est arrêté sur deux fournisseurs particuliers.

L’un fabrique exclusivement des joints toriques en silicone, d’une dureté de 50A. Relativement mous, ces joints rendent les touches beaucoup plus silencieuses.

L’autres est une usine spécialisée dans la fabrication de joints toriques en caoutchouc, d’une dureté de 75A. Plutôt durs, ces joints ne sont pas aussi efficaces que ceux en silicone pour réduire le bruit mais préservent mieux la sensation “mécanique” du clavier.

Ils ont exactement la même tête, que ce soit en caoutchouc ou en silicone. Ne les mélangez pas.

Bref, je crois que j’ai fini ce billet de blog. Encore merci à ceux qui suivent l’aventure.

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