Le clavier est actuellement en cours de développement. Contrairement à la souris, le clavier sera de conception 100% maison.

Résumé en quelques mots du texte ci-dessous pour ceux qui ne veulent pas perdre de temps à lire : le clavier utilisera des interrupteurs Gateron, offrira la capacité à changer d’interrupteurs à chaud et aura des touches en PBT à double injection.

Version longue : Comme vous le savez, il existe un certain nombre de technologies pour les claviers. Dans un premier temps, on vous liste les technologies avec leur avantages / défauts et ensuite, on vous explique notre choix pour le Champion’s Bane.

Voici la liste des technologies :

  • Clavier à membrane
  • Clavier méca-membrane
  • Clavier mécanique
  • Clavier opto mécanique
  • Clavier à effet hall
  • Clavier à switches capacitifs

Je suis sûr que pour la majeure partie d’entre vous, vous connaissez que 3 des technologies présentés ici.

1/ Les claviers à membrane

C’est sans doute la technologie la moins chère, celle que je classe dans la catégorie entrée de gamme. Extrêmement basique, c’est cette technologie qui a permit la fabrication de claviers à 15€.

En gros, vous avez deux membranes, avec un circuit imprimé dessus et un dôme en silicone. Lorsque vous appuyez sur une touche, vous écrasez le dôme en silicone et vous mettez en contact les deux membranes et PAF, la frappe est détectée.

C’est simple, c’est économique et dieu merci, c’est ce qui nous évite de mettre des sommes astronomiques dans chaque clavier.

Avantage : Pas chère du tout.

Désavantage : Faible durée de vie.

2/ Les claviers méca-membrane

Les méca-membranes sont en fait une variation de la technologie des membranes. En gros chaque touche repose sur un interrupteur…

Interrupteur lui même qui se repose sur un dôme en silicone… avec deux membranes en dessous.

Il est possible d’ajouter des complexifications, notamment de la part d’une très célèbre marque au serpent, qui permet d’obtenir un clavier “clicky” à membrane faisant un cliquetis équivalent à un clavier mécanique sans en être un.

Dans tous les cas, çà reste un clavier entrée de gamme.

Avantage : À peine plus chère qu’un clavier à membrane.

Désavantage : Pratiquement la même durée de vie qu’un clavier à membrane.

3/ Claviers mécaniques

Les claviers mécaniques, ce sont les premiers claviers à être sortis. Chaque touche possède son propre interrupteur et grâce à une conception ingénieuse, chaque touche peut potentiellement supporter 50 millions de frappes.

Parmi les tous premiers interrupteurs mécaniques, on peut citer Cherry. Ils ont faits et font encore des interrupteurs.

Cependant, depuis que leur brevets sont tombés dans le domaine public, on trouve de nombreux clones et imitations chinoises… dont certains dépassant l’originale.

Avantage : Excellente durée de vie, de nombreux switches avec différents retours sont disponibles.

Désavantage : Le coût.

4/ Clavier opto-mécanique

Il existe deux familles de clavier opto-mécaniques. Les Flaretech et ceux fabriqués par A4Tech.

Pour commencer, les Flaretech. En gros, sur la carte mère du clavier, on a un émetteur de lumière et un récepteur de lumière. Sous l’interrupteur, on a une lentille qui reflète cette lumière.

En fonction de la quantité de lumière reflétée par la lentille, le récepteur déduit la position de la touche et envoie une valeur au PC.

Prenons un exemple simple, vous conduisez une voiture dans votre jeu préféré. La profondeur à laquelle vous enfoncez votre touche est directement lié à l’angle à laquelle votre volant est braqué.

En contrepartie, cette technologie à de nombreuses faiblesses, notamment en terme de précision, c’est la raison pour laquelle peu de marques l’utilisent.

Avantage : Possibilité de faire un clavier analogique

Désavantage : Précision quand à la détection de la frappe.

Ensuite, les switches A4Tech, c’est une entreprise Taïwanaise qui les fabriquent. Pour faire simple, un émetteur émet une lumière et un récepteur… reçoit la lumière.

Quand vous frappez une touche, vous interrompez la lumière et votre frappe est détectée.

Contrairement aux Flaretech, ces switches ne sont pas capables de calculer la profondeur à laquelle une touche se trouve. Cependant, elles ont l’avantages d’être plus rapides que les interrupteurs mécaniques.

Avantage : Réactivité.

Désavantage : Prix élevée.

Cependant, on a éliminé ces deux solutions. Pourquoi? Tout simplement parce que dans le cas d’un clavier opto-mécanique, la panne d’une seule LED cause la panne du clavier entier.
Je vous rappelle qu’il y’a 104 émetteurs / récepteurs dans le clavier et qu’une seule panne suffit pour qu’on jette le clavier à la poubelle.

5/ Les switches à effet Hall

L’effet Hall, découvert part Edwin Herbert Hall, s’énonce comme suit : « un courant électrique traversant un matériau baignant dans un champ magnétique, engendre une tension perpendiculaire à ce dernier ».

En traduisant cette phrase dans un langage plus humain, on peut “grosso modo” dire que les interrupteurs utilisant l’effet Hall, mesure les changements de courant induits par un aimant pour en déduire la position de l’interrupteur.

Pour l’instant la seule entreprise fabricant des switches magnétiques commercialisés, c’est Gateron.

Avantage : Possibilité d’en faire un clavier analogique, avec la possibilité de customiser la distance d’activation.

Désavantage : Technologie récente. Quid de la stabilité de l’aimant dans le temps?

6/ Les switches capacitifs

En gros, les interrupteurs capacitifs utilisent une mesure de la capacité électrostatique pour mesurer la distance avec l’interrupteur. Ces interrupteurs offrent plus ou moins les mêmes caractéristiques des interrupteurs à effet hall et des interrupteurs Flaretech. Cependant, ces interrupteurs sont peu utilisés. Ce genre d’interrupteurs ont étés brevetés par Varmilo aux dernières nouvelles.

Il existe aussi des interrupteurs capacitifs utilisant des dômes en silicone, un peu comme ceux utilisés par les claviers à membranes. De fabrication Japonaise, ces switches, des Topre, coûtent extrêmement chères.

Et vous, c’est quoi le choix?

Si on réfléchit logiquement, on peut éliminer le choix des technologies une par une.

Déjà, la technologie à membrane est éliminée d’office. Leur durée de vie est bien trop faible pour en faire un produit acceptable.

Ensuite, les switches optiques. Si d’un point de vue marketing, ils indiquent “que l’absence de contact permet de s’affranchir de l’usure” dans la réalité, à mon goût, est que jeter un clavier car une LED soudée au PCB est tombée en panne n’est pas une réponse adéquate. Surtout lorsque ce sont des claviers à 130/140€.

Les switches capacitifs n’offrent pas grand chose de plus que les switches standards et on ne veut pas être dépendant d’une poignée d’entreprise ayant les brevets dessus.

Nous avons donc choisi des switches classiques. Cependant, contrairement aux autres claviers, nous n’allons pas les souder.

En gros, sous chaque touche, vous trouverez une armature en plastique permettant de s’affranchir de la soudure. Chaque interrupteur est simplement clipsé dessus, ce qui permet le changement des interrupteurs par simple clip-sage / déclip-sage.

On est ainsi capable de proposer un clavier permettant une personnalisation totale. De plus, comme les brevets de Cherry sont tombés dans le domaine public, nous ne sommes pas limités à l’utilisation d’interrupteurs Cherry. On peut utiliser du Gateron, du Greetech, du Kaihl, du Outemu… etc etc…

Quand aux keycaps…

Ce qui est drôle c’est que les keycaps représentent la seule partie du clavier avec laquelle nous sommes directement en contact. Et pourtant, bon nombres de marques les négligent totalement.

Il existe plusieurs moyens de faire des touches pour clavier avec divers matériaux, à la fois pour des claviers non RGB et RGB.

Les keycaps les plus simples, ce sont les keycaps en plastique ABS noir. Vous avez les touches, vous imprimez dessus la lettre et vous avez des touches prêtes à être installées. Ce genre de keycaps ne valent pour ainsi dire rien. Aussi bien en terme de coût de fabrication que qualitativement parlant. Ces keycaps ne sont bien entendus pas utilisables pour des claviers RGB.

Une autres technique, c’est l’utilisation de keycaps en plastique ABS translucide. On recouvre ces keycaps de peinture et avec un laser, on grave la lettre dessus. Les deux énormes avantages c’est le coût, qui est très faible et la personnalisation. En effet, comme c’est une gravure laser, on est capable de graver toutes les lettres qu’on veut. En plus, ces touches sont utilisables pour les claviers RGB. Le revers de la médaille, c’est la fragilité, il n’est pas rare que la peinture décolle avec le temps et que vous finissez avec des touches effacées.

Ensuite il y’a les keycaps double shot. Qu’est ce que c’est? Les keycaps double shot utilisent deux injections de plastique de couleur différents. Un plastique va former la lettre que vous verrez et un second plastique va former une coque. Ce genre de keycaps sont pour ainsi dire inusables.

Il en existe deux grandes catégories. Les double shot en ABS et en PBT. L’ABS, grâce à une température de travail de 115°C a un coût de fabrication relativement modérée tout en ayant les propriétés des keycaps doubleshot.

Le PBT, plus lourd, plus dense et plus difficile à travailler car il faut chauffer le plastique à une température de plus de 210°C, représentent le haut de gamme. Contrairement à l’ABS, le PBT ne garde pas les traces de gras et contrairement à l’ABS, les touches ne se patinent pratiquement pas. En théorie les touches en PBT à double injection sont capables de tenir une dizaine d’année, même aux mains d’un utilisateur intensif.

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